À propos de l'Institut

Qui sommes-nous ?

L'Institut du Constat Fondamental est la première revue scientifique internationale entièrement consacrée à la démonstration empirique rigoureuse de ce que tout le monde savait déjà.

Notre mission

Depuis sa fondation en 2025, dans des circonstances que le comité préfère ne pas détailler, l'Institut du Constat Fondamental s'est donné pour mission de combler un vide béant dans la littérature académique mondiale : celui des évidences non publiées.

Chaque année, des millions d'observations de bon sens sont formulées dans des cuisines, des transports en commun, des salles de réunion et des jurys de mémoire — sans jamais faire l'objet d'un protocole randomisé en double aveugle, d'une analyse statistique rigoureuse, ni d'une publication dans une revue à comité de lecture. Nous corrigeons cette injustice.

Notre approche est simple : prendre une évidence, lui appliquer la pleine puissance de la méthode scientifique contemporaine, et publier les résultats avec le sérieux qu'ils méritent. Que le feu brûle, que l'eau mouille, ou que les utilisateurs de trottinettes en tongs présentent une considération pour leur vie propre statistiquement préoccupante — chaque constat mérite sa place dans la littérature.

Le projet a, depuis, pris une autre dimension — dans la même veine, mais à un autre étage.

Après les évidences matérielles, dont la fonction première était d'éprouver jusqu'à l'absurde le paradigme expérimental lui-même, l'Institut s'est tourné vers ce qu'il nomme les évidences subtiles : ces choses que chacun vit sans toujours les mesurer.

Que la solitude coûte au corps avant de peser sur l'humeur.
Que le lien réel se fabrique en présence, là où aucune plateforme ne le vend.
Que l'amour se dérobe parfois à mesure qu'on se construit.
Que l'attachement, porté à son maximum, cesse de produire le moindre événement.

Ces travaux récents portent sur des enjeux sociaux et intimes : neuropsychologie du sentiment amoureux, économie de l'appariement, psychobiologie du lien, mécanismes de la solitude.

Le paradigme méthodologique demeure fictif ; le fond, lui, ne l'est pas.

La satire, sans disparaître, s'est faite plus discrète. Elle laisse désormais place à un propos que l'Institut assume : prendre au sérieux ce que la science, faute de le juger assez noble, mesure rarement.

On y retrouvera toutefois nos constantes institutionnelles : un Comité d'Éthique qui ne répond jamais, une Commission de financement introuvable, des annexes que personne ne lira, et la conviction tranquille que la situation, quoi qu'il arrive, demeure stable.

« La science commence là où le bon sens s'arrête de se justifier. »

— Citation inventée, attribuée à personne de précis

Chiffres clés

53 Études publiées — toutes concluantes
0,03 Alpha de Cronbach le plus bas jamais enregistré (échelle DRAP)
100% Des résultats étaient prévisibles avant l'étude

Le Comité Éditorial

L'ICF est gouverné par un comité éditorial international composé de chercheurs dont les parcours, bien que distincts, convergent vers un même constat : la pompe académique mérite d'être retournée contre elle-même, avec affection.

Prof. Didier Parmentier
Prof. Didier Parmentier
Rédacteur en chef — Département des évidences contrariées

Professeur émérite en Sciences du Manifeste à l'Université Paris-Fictive-VII. A consacré sa carrière à l'étude des phénomènes évidents systématiquement ignorés par la recherche mainstream. A reçu un 9,5/20 lors de sa soutenance de thèse en 1997. N'en a jamais reparlé à personne. Son score PCL-R-Acad n'a pas été mesuré à sa demande expresse.

Dr. Séverine Vanhoucke
Dr. Séverine Vanhoucke
Directrice Scientifique

Spécialiste en épidémiologie des résultats attendus, Université de Gand. A publié 23 articles dont 22 confirment des hypothèses formulées avant la collecte de données. Le 23e aussi, mais elle préfère ne pas en parler. Récompensée en 2023 par le Prix Européen de la Recherche Prévisible (PERP), qu'elle partage avec elle-même.

Dr. Kwame Osei-Mensah
Dr. Kwame Osei-Mensah
Responsable Statistiques

Biostatisticien, Université de Nairobi. Exprime une surprise sincère à chaque nouveau jeu de données, quelle qu'en soit la teneur. A calculé le plus bas alpha de Cronbach jamais enregistré dans la littérature (0,03, échelle DRAP) et a demandé à ce que cela figure sur sa page de profil institutionnel. La demande est en cours d'examen depuis huit mois. A produit en 2026 le premier calcul de puissance statistique de l'histoire de l'Institut, et signalé à cette occasion que cinquante études avaient été publiées sans que la forme d'une seule distribution ait été examinée. A demandé que cette remarque, elle, ne figure pas sur sa page de profil.

Pr. Laure Bonnefoy-Tissot
Pr. Laure Bonnefoy-Tissot
Comité de Lecture

Psychologue clinicienne et chercheuse en psychopathologie institutionnelle. Membre du comité de lecture depuis la fondation de l'ICF. Actuellement en déplacement. Son retour est prévu depuis le printemps 2024. A assisté en personne à une séance du Comité d'Éthique en juin 2026 ; le procès-verbal ne précise pas comment elle s'y trouvait. Ses relectures sont en attente. Ses coordonnées sont correctes. Elle répond parfois.

Dr. Erik Rasmussen
Dr. Erik Rasmussen
Correspondant International — Stockholm

Basé à Stockholm. Coordonne les collaborations internationales par visioconférence, avec une expression progressivement incrédule au fil des réunions. A personnellement mesuré 1 284 diamètres de roue de trottinette au pied à coulisse. Ne le regrette pas, dit-il.

Émilie Beaumont-Schiavetti
Émilie Beaumont-Schiavetti
Doctorante — Anthropologie du genre sibérienne (XVIIe s.)

Doctorante en 6e année. Son sujet de thèse concerne approximativement douze personnes dans le monde, dont elle. Soutenance prévue en 2022, puis 2023, puis 2024. Son directeur de thèse ne répond plus aux e-mails depuis mars. Elle continue. A rejoint l'ICF parce que « au moins ici les résultats sont clairs dès le départ ».

Le Comité d'Éthique
Le Comité d'Éthique
Membres anonymes — Identité confidentielle

Composé de trois membres dont l'identité reste confidentielle pour des raisons qu'ils n'ont pas précisées. A approuvé l'intégralité des protocoles soumis, parfois après débat, souvent après avoir noté que la question était « philosophiquement intéressante ». Se réunit le troisième jeudi du mois, sauf en juillet et en cas de canicule. La chaise vide à droite est celle de Pr. Bonnefoy-Tissot.

Politique éditoriale

L'ICF publie exclusivement des études répondant à des critères stricts, établis lors de notre première — et jusqu'ici unique — assemblée éditoriale plénière.

1
La conclusion était connue avant le début de l'étude. C'est une condition nécessaire, pas suffisante. Nous exigeons que cette conclusion soit en outre formulée dans le titre, le résumé, l'introduction, et idéalement dans les remerciements.
2
Le protocole doit être rigoureusement inutile. Nous acceptons les études randomisées en double aveugle, les méta-analyses prospectives, et les cohortes longitudinales. Nous refusons les enquêtes par sondage de moins de 800 participants, sauf si les résultats sont particulièrement éloquents.
3
Les conflits d'intérêt sont les bienvenus à condition d'être déclarés avec le même niveau de détail que le reste de l'article. Un auteur ayant un abonnement en cours à un service lié à son objet d'étude est tenu de le mentionner, et de préciser s'il envisage de le renouveler.
4
Le peer-review est assuré par nos soins. Les relecteurs sont choisis parmi les membres du comité éditorial disponibles au moment de la soumission, ce qui, compte tenu de la situation de Pr. Bonnefoy-Tissot, réduit généralement l'ensemble à trois personnes.
5
La taille d'effet doit être commentée qualitativement. Un Cohen's d supérieur à 2 sera décrit comme « cliniquement et moralement préoccupant ». Un alpha de Cronbach inférieur à 0,5 sera mentionné après les résultats plutôt qu'avant, comme le veut la tradition.
6
Les limites doivent être rédigées avec honnêteté. Si un membre de l'équipe a vécu une expérience personnelle directement liée au sujet d'étude pendant la collecte de données, celle-ci sera qualifiée de « triangulation qualitative non planifiée » et analysée en conséquence.
Soumettre une évidence

Vous avez observé un phénomène que la science n'a pas encore formellement établi ? Un comportement humain dont les conséquences sont prévisibles mais non documentées ? Une corrélation gênante que personne n'ose publier ? L'ICF est votre revue. Écrivez-nous à redaction@icf.news avec votre observation, votre hypothèse, et si possible un groupe contrôle. Nous nous chargeons du reste avec tout le sérieux que la chose mérite.

Histoire de l'Institut

L'Institut du Constat Fondamental a été fondé en 2025, à la suite d'une conversation dont personne ne se souvient exactement des termes mais dont l'issue était, rétrospectivement, prévisible. Son siège social est dans une ville non précisée. Son budget de fonctionnement n'a pas été communiqué, principalement parce qu'il n'existe pas encore de ligne budgétaire dédiée à la démonstration des évidences.

En moins de deux ans, l'ICF a publié cinquante-six études couvrant des domaines aussi variés que la biophysique des surfaces, la pyrotraumatologie expérimentale, la sexo-sociologie appliquée, la jurisprudence thermique islamique, la psychopathologie de l'évaluation académique, l'esthétique pilaire comparée, la gouvernance sportive internationale, la psychologie des renoncements ordinaires, l'autonomie déclarée des instances nominées, la mécanique de la rétention affective, l'économie biographique des titres, la psychobiologie du lien, la psychopathologie structurale, la déontologie de l'évaluation automatisée, la psychologie de la réciprocité, la psychologie de l'ajustement social, l'épistémologie de la pratique clinique et l'automaticité comportementale — plus une quinzaine d'autres que la rédaction renonce à énumérer, l'énumération ayant elle-même fait l'objet d'une remarque en réunion. L'ensemble forme ce que la rédaction appelle pudiquement « un corpus », dont trois numéros récents constituent, sans que personne ne l'ait décidé, une trilogie. Une seconde trilogie (Études n°27 à 29 : la fiche qui compresse, la plateforme qui se reconvertit, l'application qui retient) a suivi. Celle-là, quelqu'un l'a réclamée publiquement — un critique anonyme, dans un document interne que personne n'a empêché. La rédaction conteste cette chronologie. Une troisième trilogie (Études n°32 à 34) a suivi sans que personne ne l'annonce : ce qu'on cherche, ce qui tient, et ce qu'on dit pour commencer. Une quatrième a suivi (Études n°35 à 37, neurologie du sentiment amoureux) : le démarreur introuvable, le frein trouvé, le carburant qui n'explique rien. Un diptyque vient de se clore (Études n°54 et 55, parti d'une phrase que personne ne retrouve) : l'atelier où personne ne regarde, et le regard qui ne compte pas. Le rédacteur en chef y voit la confirmation d'une politique éditoriale ; le recensement d'avril y verrait surtout deux études de plus sur le lien, et n'aurait pas tort. Le rédacteur en chef considère qu'il s'agit d'une politique éditoriale. Le comité de lecture consigne cette lecture sans la partager.

En avril 2026, le comité de lecture a commandé un recensement thématique du corpus, aux fins déclarées de rationalisation de l'offre éditoriale. Deux membres de l'Institut ont codé indépendamment les quarante-neuf études publiées à cette date. Vingt-neuf d'entre elles portaient sur le lien social — sa recherche, son coût, sa perte, sa substitution ou son échec. Aucun protocole ne l'avait prévu, aucune note d'orientation ne le mentionnait, et aucun des auteurs sollicités ne se souvenait d'avoir reçu une consigne en ce sens.

Le comité a demandé qui avait orienté la ligne éditoriale. La réponse n'est pas consignée. L'Institut a poursuivi ses publications dans la même direction, en le sachant cette fois — ce que le rédacteur en chef qualifie de circonstance aggravante.

L'ICF n'est indexé dans aucune base de données internationale. Son facteur d'impact est, à ce stade, prévisible. Il est disponible en accès libre sur icf.news, ce qui constitue sa principale politique de diffusion scientifique.