Mesdames, Messieurs,
J'ai pris connaissance, par les voies qui sont les miennes — en l'espèce mon kinésithérapeute, qui écoute davantage de contenus que moi et me les résume durant les séances —, de l'évolution récente de cette revue. On m'informe qu'elle compte désormais trente-sept études, quatre trilogies, un canal de diffusion vidéo et une direction scientifique de retour de séminaire. Je prends acte de l'ensemble.
Je précise que je n'ai lu aucune de ces trente-sept études. Ce n'est pas un aveu ; c'est une position. J'ai toujours refusé, et je continuerai de refuser, d'entamer la lecture d'un seul article tant que les normes de présentation bibliographique n'auront pas été mises en conformité avec le standard APA.
On me dira que le fond prime la forme. On aura tort. Il était insoutenable pour moi, et il le serait pour tout chercheur sérieux, d'aborder un corpus dont les bibliographies ne sont pas même capables de faire suivre un patronyme d'auteur de la virgule qui lui revient, ni de faire précéder l'initiale du prénom du point qui l'annonce.
On a partout écrit : Virtanen P. & Rousset M. (2025).
Il fallait écrire : Virtanen, P. et Rousset, M. (2025).
Une virgule. Un point. Une conjonction française à la place d'une esperluette. Trois fois rien, répété à travers l'intégralité du corpus, soit — je le crains — plusieurs centaines de fois.
Quelle crédibilité un tel manquement laisse-t-il à un Institut qui a précisément pour objet de démontrer que les institutions n'appliquent pas les règles qu'elles édictent ? Je laisse la question à la direction scientifique, qui saura la relire sans la commenter.
En conséquence, et jusqu'à rectification intégrale et vérifiée, je maintiens ma position : je ne lis pas. Le corpus attendra. Il a, dit-on, attendu trente-sept fois qu'on le publie sans me prévenir ; il peut attendre une fois que je le lise.
Je demande que la présente note soit versée aux archives avec sa date exacte, afin qu'il soit établi que la non-conformité a été signalée par la rédaction en chef, et non découverte par elle après coup, ce qui, pour une fois, sera vrai.
D. Parmentier