Encart à l'attention du lecteur pressé — l'étude en clair

Demandez à un homme de cinquante ans quand il a su qu'il était en couple, il vous décrira un parcours : on sortait, on se voyait, on avait ses habitudes — on était en couple. Personne ne l'avait dit ; le parcours le disait tout seul. Demandez à une femme de vingt-cinq ans, elle vous décrira un instant : « il m'a présentée en disant "c'est ma copine" — c'est là que je me suis dit : ça y est. » Entre les deux, le couple a changé de mode d'emploi : l'étiquette ne tombe plus automatiquement au bout du chemin, elle exige d'être prononcée, de préférence devant témoin. Ce n'est ni un déclin de l'envie — huit jeunes sur dix veulent toujours le couple — ni une génération perdue : la plus jeune manie le nouveau système avec aisance. Ceux qui trinquent sont au milieu : élevés dans l'ancien régime, ils exécutent le parcours et attendent une étiquette qui ne viendra pas sans qu'on la demande. Interrogés chacun de leur côté, un couple de trentenaires sur cinq ne s'accorde pas sur la question de savoir s'il en est un. L'Institut ne le leur a pas dit.

1. Ce que la littérature établit, et le chiffre qui manque aux unes

1.1 Une récession réelle, une conclusion pressée

Les chiffres des grands titres sont exacts. Chez les 25-34 ans américains, la moitié des hommes et quatre femmes sur dix vivent sans conjoint ni partenaire — un doublement en cinquante ans — et la proportion de personnes vivant seules a augmenté dans vingt-six des trente pays les plus riches entre 2010 et 2022. La presse internationale en a tiré, en quelques semaines, une conclusion d'ambiance : lassitude, hétéropessimisme, ras-le-bol des femmes, retard des hommes — la fin de l'envie. C'est là que le dossier de presse et les données se séparent. En février dernier, une enquête française auprès des 18-30 ans mesurait que le couple demeure « un idéal de vie » pour huit jeunes sur dix, et concluait à un attachement massif doublé de davantage de doutes et de lucidité. L'envie tient. La réalisation baisse. Entre une envie qui tient et une réalisation qui baisse, il y a un mécanisme — et c'est lui que la présente étude est allée chercher, non dans les cœurs, où tout le monde regarde, mais dans le dictionnaire mental, où personne ne regarde jamais parce que chacun croit y lire la même chose.

1.2 Sternberg, et la composante qui s'échange sous le manteau

La psychologie dispose depuis 1986 d'une décomposition canonique de l'amour : le triangle de Sternberg — intimité, passion, et décision/engagement. Quarante ans plus tard, la vulgarisation courante récite encore trois composantes, mais plus tout à fait les mêmes : l'engagement y est fréquemment remplacé par le désir, sans que personne n'annonce l'échange. La sociologie de la famille, de son côté, propose d'en ajouter une quatrième — la composante « réalisatrice », l'accomplissement de soi dans la relation. Une définition qui perd une pièce par usure et en gagne une par ajout, tout en gardant son nom, est exactement le genre d'objet que l'Institut est équipé pour peser.

1.3 Knapp : l'escalier dont il ne reste que la dernière marche

Le modèle classique de la formation du lien est un escalier (Knapp, 1978) : on se rencontre, on s'essaie, on s'intensifie, on s'intègre — et la dernière marche, le « bonding », est une déclaration publique. Autrement dit, l'ancien système contenait déjà la déclaration : en dernière marche, comme couronnement d'un parcours qui avait fait l'essentiel du travail. L'hypothèse de la présente étude tient en une phrase de chantier : l'escalier a été démonté, la dernière marche est restée, et c'est sur elle, désormais, que tout le poids repose. Cherlin (2004) a décrit ce démontage pour le mariage sous le nom de désinstitutionnalisation — l'affaiblissement des normes qui dictaient les conduites ; il n'y a aucune raison que le couple non marié, moins institué encore, y ait échappé.

1.4 Le vocabulaire qui pousse là où la définition manque

Quand une définition cesse de faire consensus, la langue produit des mots de chantier. La décennie en a livré une pleine benne — situationship, exclusivité sans étiquette, « on se voit » — et un discours d'ambiance, l'hétéropessimisme (Seresin, 2019), que la littérature documente chez les deux sexes, ce qui interdit d'en faire l'arme d'un camp. L'Institut prend ce vocabulaire pour ce qu'il est : non une thèse à trancher, mais une donnée — le bruit que fait une définition en travaux. On ne baptise pas ce qui va de soi. Qu'il ait fallu inventer un mot pour « relation qui a tout d'un couple sauf le nom » indique précisément où passe la ligne de fracture : sur le nom.

1.5 La question, et le falsificateur

D'où la question : le couple a-t-il changé de définition — de contenu et de mode de déclenchement — pendant que le mot restait en place ? Et l'hypothèse à risque, formulée avant la première donnée : si l'étiquette est passée d'un déclenchement procédural (le parcours la délivre) à un déclenchement déclaratif (l'énonciation la délivre), alors la confusion doit culminer non chez les plus jeunes, natifs du nouveau système, mais chez ceux qui ont changé de système en cours de route — les 30-44 ans. Le falsificateur, déposé et testé en premier : si le désaccord intra-couple sur la question « êtes-vous en couple ? » est aussi élevé ou plus élevé chez les GenZ que chez les Millennials, l'hypothèse des deux systèmes tombe, et l'étude paraîtra sous le titre « Le Flou », consacrée à un brouillard uniforme et sans pic.

Encart — Sur le mot « falsificateur »

Ce mot revient souvent dans le corpus, et il vaut la peine de dire une fois pour toutes ce qu'il fait. Avant de recueillir la moindre donnée, l'Institut écrit noir sur blanc ce qui, s'il apparaît, prouverait que son hypothèse est fausse. Puis il va chercher, exprès. Ce n'est pas une précaution polie : c'est la seule différence entre une étude et une intuition qu'on a habillée de chiffres après coup. Une hypothèse qu'on ne peut pas perdre n'est pas une hypothèse, c'est une conviction. Le falsificateur est le pari qu'on prend contre soi-même avant de savoir qui va gagner.

2. Méthode

2.1 Trois générations, un même questionnaire

1 236 adultes d'Europe occidentale, en trois cohortes de 412 : GenX (50-60 ans), Millennials (30-44 ans), GenZ (18-29 ans) — les trois bandes sont séparées par des tampons de cinq années, laissés vides afin d'éviter la contamination de frontière1 —, recrutées pour être comparables en tout sauf l'année de naissance — même distribution de diplômes, de tailles de commune et de statuts relationnels autodéclarés. Le terrain principal est complété d'un volet niché à Bruxelles, choisi pour sa diversité — on verra en 2.4 comment l'Institut a décidé de la mesurer, et surtout comment il a décidé de ne pas la mesurer.

1 Ces bandes tampon ne sont pas vides d'habitants. Celle qui sépare les Millennials des GenX — les quarante-cinq à quarante-neuf ans — correspond assez exactement à ce que la littérature anglophone a fini par nommer les Xennials : une micro-génération, née approximativement entre 1977 et 1983, à qui l'on prête une enfance analogique et un début de vie adulte numérique. Ceux qui s'y reconnaissent le formulent souvent en deux temps, et la formulation est plus juste qu'elle n'en a l'air : générationnellement du côté des Millennials, socialement entourés de plus âgés qu'eux. De jeunes vieux, ou de vieux jeunes, selon le sens dans lequel on les regarde. L'Institut les a exclus par prudence méthodologique et signale qu'il s'agit peut-être, au vu de l'hypothèse défendue ici, du groupe le plus intéressant de tous : s'il est vrai que la confusion naît d'avoir reçu l'outil déclaratif après avoir acquis le dictionnaire procédural, alors ceux qui l'ont reçu le plus tard devraient être les plus confus — et ils ne sont pas dans l'échantillon. La suite, si suite il y a, portera un titre facile à deviner.

2.2 Les instruments : demander l'évidence

Trois instruments, du plus ouvert au plus fermé. La définition libre : « définissez le mot "couple" en une phrase » — la question que personne ne pose parce que tout le monde croit en connaître la réponse. Deux juges aveugles à la génération du répondant ont codé chaque définition pour la présence de sept composantes (engagement/décision, accomplissement de soi, déclaration/officialisation, exclusivité, sentiment, cohabitation, durée) ; accord κ = 0,79 ; 11,2 % de définitions inclassables, laissées en gris. Les conditions nécessaires : douze items, cocher ceux sans lesquels « ce n'est pas un couple ». Les vignettes de seuil, enfin — trois situations, une seule question : « sont-ils en couple ? » La vignette-script : deux personnes qui sortent ensemble depuis des mois, cinéma, restaurants, week-ends, habitudes installées, sans qu'aucune phrase n'ait jamais été prononcée. La vignette-déclaration : les mêmes, plus une seule phrase — « c'est ma copine », dite devant les parents. La vignette-sans-mot : exclusifs de fait et intimes depuis huit mois, et le mot jamais dit. Les vignettes ne testent pas ce que les gens vivent ; elles testent ce qui, à leurs yeux, fait exister la chose.

2.3 Les dyades : 174 couples interrogés chacun de leur côté

Le quatrième instrument est le plus délicat et l'Institut l'écrit au conditionnel de précaution qu'il mérite. 174 dyades — 58 par génération — dont les deux membres entretiennent un lien exclusif d'au moins six mois, ont répondu séparément, sans concertation possible, à la question « êtes-vous en couple ? », puis aux tâches de définition. La mesure d'intérêt est la discordance : deux réponses opposées dans la même dyade. Exigence éthique centrale, imposée par le Comité avant la première passation et formulée par lui en ces termes : la discordance n'est jamais révélée aux intéressés, parce que l'Institut pourrait défaire des couples en les informant. Sept participants ont demandé leur résultat de dyade après coup. Les sept demandes ont été refusées. L'Institut ne fiance personne, et ne sépare personne non plus.

2.4 La variable famille, et la variable qu'on n'a pas retenue

Le volet bruxellois posait une question que les grandes villes posent d'elles-mêmes : la définition du couple varie-t-elle selon les communautés ? L'Institut a choisi de ne pas coder l'origine comme variable explicative — non par précaution de langage, mais par hygiène de mesure : l'origine est un paquet de variables qui ne se laisse pas déballer proprement. À la place, une variable graduée en trois items, applicable à n'importe qui : la famille est-elle partie prenante du lien ? Les familles se connaissent-elles ; leur avis compte-t-il ; le lien leur a-t-il été présenté. Score de 0 à 3. L'hypothèse : le script procédural survit là où le couple est une affaire à deux familles, parce que le parcours y a des témoins permanents — et une définition à témoins permanents n'a pas besoin de déclaration, elle est déclarée en continu. L'origine a néanmoins été relevée, à seule fin de tester si elle ajoutait quoi que ce soit une fois la variable famille contrôlée. On verra qu'elle n'ajoute rien, et l'Institut tient ce rien pour un des résultats de l'étude.

2.5 Ce que l'Institut n'a pas fait

Il n'a défini le couple pour personne — la seule définition en circulation dans les passations était celle que le participant venait d'écrire. Il n'a jamais indiqué aux participants qu'il existait une bonne réponse, parce qu'il n'en existe pas. Il n'a communiqué aucune hypothèse avant débriefing. Il n'a demandé à aucune dyade discordante de « clarifier la situation », pour la raison exposée en 2.3. Et il n'a pas demandé aux GenX si c'était mieux avant, aux Millennials s'ils étaient perdus, ni aux GenZ s'ils avaient peur de s'engager — trois questions que la presse pose à leur place avec une constance qui dispense l'Institut d'y ajouter.

2.6 Analyses

Comparaisons inter-générationnelles des composantes et des vignettes ; taux de discordance intra-dyade par génération, avec le falsificateur testé en premier, comme d'habitude, parce qu'un falsificateur testé en dernier n'est plus un pari, c'est une formalité ; régression du seuil déclaratif intégrant génération, variable famille et statut relationnel ; et une tâche annexe de restitution — soixante étudiants de psychologie invités à citer de mémoire les trois composantes de Sternberg — dont le résultat, on va le voir, aurait suffi à justifier l'étude.

3. Résultats

3.1 L'envie ne bouge pas

Le couple est « un idéal de vie » pour 82 % des GenX, 80 % des Millennials et 81 % des GenZ de l'échantillon — aucune différence significative, et un écho presque embarrassant de l'enquête française de février. Quoi que mesurent les statistiques de la récession relationnelle, ce n'est pas un effondrement du désir de couple. Ce résultat, posé en premier, interdit à tout ce qui suit de se lire comme une histoire de lassitude. Ce qui a changé n'est pas l'envie d'y être. C'est la procédure pour y entrer.

3.2 Les courbes croisées : la définition a changé de pièces

Dans les définitions libres, la composante engagement/décision — la troisième de Sternberg, celle qui décide de maintenir — est présente chez 63 % des GenX, 41 % des Millennials, 24 % des GenZ. L'accomplissement de soi suit le trajet exactement inverse : 11, 28, 46 %. Les deux courbes se croisent quelque part entre les deux générations extrêmes, et le croisement est le portrait le plus économe de quarante ans d'évolution du mot : l'engagement est sorti de la définition, l'accomplissement de soi y est entré. La déclaration/officialisation, elle, triple (17 → 58 %) — on y revient. Et une composante n'a pas bougé d'un point : l'exclusivité (58, 57, 56 %). Ce plat mérite une phrase, parce qu'il désamorce un contresens de comptoir : les jeunes n'ont pas dissous l'exclusivité — elle reste, à tous les âges, l'une des conditions les plus citées. Ce qui a changé n'est pas ce qu'un couple exige. C'est ce qui fait qu'on en est un.

Planche 69 — les courbes croisées : composante engagement en baisse (63, 41, 24 %), accomplissement de soi en hausse (11, 28, 46 %), déclaration en hausse (17, 33, 58 %), exclusivité plate (58, 57, 56 %) selon les trois générations
Planche 69 — Le mot est resté. Deux composantes ont changé de place pendant que personne ne regardait le mot.

La tâche de restitution donne à ce glissement son miniature de laboratoire : invités à citer de mémoire les trois composantes de Sternberg, 26 étudiants de psychologie sur 60 — 43,3 % — ont remplacé l'engagement par le désir. Ils n'inventaient pas : ils récitaient la version que la culture leur a livrée. La définition mute dans l'acte même d'être résumée, y compris chez ceux qui l'étudient — et l'Institut souligne qu'aucun des soixante n'a remarqué l'échange, ce qui est précisément la propriété des échanges réussis.

3.3 Les deux déclencheurs : le script est déprécié, la déclaration est universelle

Devant la vignette-script — des mois de sorties, d'habitudes et de temps partagé, sans une phrase — 76 % des GenX répondent « ils sont en couple ». 51 % des Millennials. 29 % des GenZ. Le parcours qui faisait autrefois l'étiquette à votre place ne la fait plus : chaque génération lui retire un tiers de son pouvoir. La vignette-sans-mot — exclusifs et intimes depuis huit mois — suit le même toboggan (71, 48, 26 %) : le comportement, si complet soit-il, ne constitue plus. Et puis il y a la vignette-déclaration : le même dossier, plus une seule phrase prononcée devant les parents — « c'est ma copine ». Là, tout le monde se retrouve : 88, 86, 87 % — aucun écart générationnel. La déclaration est le seul déclencheur que les trois générations reconnaissent ensemble. Le vieux système en avait fait sa dernière marche ; le nouveau a démonté l'escalier et gardé la marche. Elle porte désormais tout le poids.

Planche 70 — les deux déclencheurs : la vignette-script obtient 76, 51 et 29 % de « oui » selon la génération ; la vignette-déclaration obtient 88, 86 et 87 % — sans écart générationnel
Planche 70 — Le déclencheur automatique décline génération après génération. Le déclencheur manuel fonctionne partout.

3.4 Le pic du milieu : le falsificateur n'a pas touché

Restait à savoir qui paie le déménagement. L'intuition d'ambiance désigne les plus jeunes ; l'hypothèse de l'étude désignait le milieu ; les dyades ont tranché. Interrogés séparément sur la question « êtes-vous en couple ? », les couples des trois générations divergent : 3 dyades discordantes sur 58 chez les GenX (5,2 %), 4 sur 58 chez les GenZ (6,9 %) — et 11 sur 58 chez les Millennials : 19,0 %. Près d'un couple de trentenaires sur cinq n'est pas d'accord avec lui-même sur la question de savoir s'il existe. Le falsificateur, testé en premier, n'a pas touché : la GenZ n'est pas la génération du flou — elle est presque aussi nette que ses parents, pour la raison inverse. Les GenX savent où ils en sont parce que l'ancien système le leur a dit ; les GenZ savent où ils en sont parce qu'ils manient le nouveau nativement — rien n'est un couple tant que ce n'est pas déclaré, et chacun sait donc exactement de quel côté du seuil il se trouve. Les Millennials, eux, ont été élevés sur le script et datent dans l'ère déclarative : ils exécutent le parcours, attendent que l'étiquette tombe comme elle tombait pour leurs parents — et le déclencheur automatique a été désactivé pendant qu'ils étaient en route. « Le Flou » ne paraîtra pas. Le brouillard n'est pas uniforme. Il a une adresse.

Planche 71 — le pic du milieu : discordance intra-dyade de 5,2 % chez les GenX, 19,0 % chez les Millennials, 6,9 % chez les GenZ ; récession du mot de 5, 14 et 27 % ; garde-fou : satisfaction 6,8 / 6,9 / 6,7 sur 10, non significatif
Planche 71 — La génération perdue n'est pas la plus jeune. Le pic est au milieu, chez ceux qui ont reçu la mise à jour en cours de route.

3.5 La récession du mot

Le dernier résultat renvoie l'ascenseur aux statistiques qui ont fait les unes. Parmi les liens exclusifs de plus de six mois de l'échantillon — des liens qui ont, comportementalement, tout d'un couple — la proportion que leurs propres membres ne désignent pas par le mot « couple » est de 5 % chez les GenX, 14 % chez les Millennials, 27 % chez les GenZ. Plus d'un quart des couples de fait de la génération Z sont, lexicalement, célibataires. Or les grandes enquêtes comptent des déclarations : « vivez-vous en couple ? » est une question à laquelle on répond avec sa définition. Une partie de la récession des relations est donc, en toute rigueur, une récession du mot — des liens présents mais non déclarés, invisibles des recensements comme des unes. L'Institut ne prétend pas chiffrer cette partie au-delà de son échantillon, et il ne prétend surtout pas qu'elle explique tout : la baisse des rencontres, elle, est comportementale et bien réelle. Mais entre « les jeunes ne s'aiment plus » et « les jeunes n'appellent plus ça pareil », il y a la différence entre une crise du cœur et une crise du dictionnaire, et les deux ne se soignent pas au même étage.

3.6 La famille partie prenante, et le rien qui compte

La variable famille fait exactement ce qu'elle promettait. Chez les répondants au score maximal — les familles se connaissent, leur avis compte, le lien leur a été présenté — la vignette-script obtient 68 % de « ils sont en couple », toutes générations confondues ; chez les score zéro, 31 %. Le script procédural survit là où le couple est une affaire à deux familles : un parcours à témoins permanents n'a pas besoin de déclaration, il est déclaré en continu, à chaque repas de famille. C'est le même mécanisme que la salle d'audience de l'étude n°70, tourné vers l'entrée : le tiers ne fait pas le couple, il tient l'endroit où le couple est su. Quant au volet bruxellois : une fois la variable famille contrôlée, l'origine des répondants n'ajoute rien au modèle — ΔR² = 0,008, non significatif. Ce que les conversations de comptoir attribuent aux communautés est porté, dans ces données, par une variable que toutes les communautés se partagent inégalement : le degré auquel la famille est dans la pièce. L'Institut publie ce rien avec le soin qu'on doit aux résultats qui ferment une mauvaise piste.

Le modèle complet du seuil déclaratif — génération, famille, statut — atteint R² = 0,41. Il manque 59 %, et l'Institut sait où il ne les a pas cherchés : dans tout ce qui, d'une histoire à deux, ne tient pas dans une vignette.

4. Discussion

4.1 Deux systèmes, un seul mot

Les résultats tiennent ensemble en une phrase : le couple a changé deux fois de définition — de pièces, et de déclencheur — pendant que le mot restait en place, et chaque génération utilise le mot avec le système qu'elle a reçu. Il faut insister sur ce que cette phrase ne dit pas. Elle ne dit pas que l'ancien système était plus solide : il produisait des couples que personne n'avait choisis à voix haute, ce qui est une autre définition du flou. Elle ne dit pas que le nouveau est plus fragile : exiger une énonciation, c'est exiger un consentement explicite au statut, et l'on a vu pire, comme progrès, que de remplacer un automatisme par une phrase. Elle dit qu'entre les deux, il y a une génération qui parle les deux langues sans être native d'aucune — et que le coût de la transition, comme souvent, est payé par ceux qui l'ont traversée en marche.

« On n'est plus en couple parce que ça se voit. On est en couple parce que ça s'est dit. »

Dossier de l'étude, note des codeurs

4.2 Ce que le résultat ne dit pas

Il ne dit pas que la récession des relations est une illusion lexicale : les rencontres baissent, les données comportementales sont réelles, et la récession du mot n'en est qu'une strate — mesurable, jamais totale. Il ne dit pas qu'il faut déclarer plus tôt, plus fort, ou du tout : l'Institut mesure des seuils, il n'organise pas de cérémonies. Il ne distribue aucun tort entre les sexes — l'hétéropessimisme se documente des deux côtés, ce qui disqualifie les récits à un seul coupable, et l'étude a été conçue pour n'en fournir aucun. Et il ne dit rien contre les 19 % de dyades discordantes : un lien dont les deux membres ne nomment pas encore pareil ce qu'ils vivent n'est pas un lien raté — c'est un lien entre deux définitions, et les définitions, on l'a vu, sont en travaux publics.

4.3 L'encart du Conseiller Clinique

Le Conseiller Clinique de l'Institut a demandé que sa contribution porte sur ce que la consultation voit de tout ceci, et qu'on la reproduise sans arrondi :

Encart — Le Conseiller Clinique, sur les couples qui n'en sont pas encore

« Il arrive régulièrement en consultation deux personnes qui ne viennent pas pour le même problème : l'une vient réparer un couple, l'autre vient décider s'il en est un. Pendant des années, j'ai pris ça pour un désaccord de fond — sur l'attachement, sur l'avenir. Ces données me font dire que c'est parfois plus simple et plus étrange : ils n'utilisent pas le même dictionnaire, et personne ne le leur a dit. L'un attend que le parcours déclare, l'autre attend que l'autre déclare, et chacun lit le silence de l'autre comme une réponse. Le travail clinique, dans ces cas-là, ne commence pas par les sentiments. Il commence par une question de vocabulaire — la poser tôt épargne des mois. Et je note, parce que c'est mon métier de le noter : aucun des deux dictionnaires n'est le bon. Il n'y a pas de bon dictionnaire. Il y a des gens qui croient consulter le même. »

4.4 Vers où va la courbe, au conditionnel

Une ligne enfin sur l'aval, au mode explicitement conditionnel que le sujet impose. La littérature sur la solitude n'autorise aucun catastrophisme : les méta-analyses cross-temporelles trouvent au mieux une hausse légère du sentiment de solitude sur quarante ans, et des réanalyses n'en trouvent aucune. Ce que la récession relationnelle change n'est pas le taux — c'est la composition. Les grandes enquêtes de l'Institut l'ont établi pièce par pièce : l'espace des rencontres se contracte après quarante ans (étude n°65), et la solitude des âges avancés se mesure sans qu'on ait besoin de la dramatiser (étude n°39). Si rien ne change — et c'est un si, pas une prévision —, la cohorte qui retient aujourd'hui le mot sera comptée demain dans les statistiques de l'isolement : non parce qu'elle aura été plus seule, mais parce qu'elle n'aura pas été comptée à deux. L'Institut dépose la phrase et s'arrête là, la fiction réaliste étant un genre qui se gâte dès qu'on le prolonge.

5. Limites

Elles sont réelles et l'Institut les énumère sans les hiérarchiser. Les vignettes mesurent des jugements de seuil, pas des conduites : dire qu'un couple fictif n'en est pas un n'engage à rien, et le réel engage. Les cohortes sont transversales : ce que l'étude appelle un effet de génération pourrait contenir un effet d'âge — les GenX ont peut-être répondu comme des gens de cinquante ans plus que comme des gens des années 90, et seul un suivi longitudinal départagera les deux lectures. Les dyades sont volontaires, ce qui écrème vraisemblablement les plus discordantes — le pic de 19 % serait alors un plancher, ce que l'Institut écrit sans s'en réjouir. La tâche de restitution porte sur soixante étudiants d'un seul pays. La variable famille est déclarative elle aussi, et les familles n'ont pas été interrogées — elles auraient certainement leur version. Enfin, le falsificateur de la prochaine étude du domaine est déjà déposé : la récession du mot doit se retrouver dans des données comportementales indépendantes de toute déclaration — agendas, cohabitations, comptes partagés ; si les conduites baissent exactement autant que les déclarations, la strate lexicale s'effondre, et l'Institut publiera le résultat sous le titre « Le Recensement ».

Déclarations

Approbation éthique. Le Comité a approuvé le protocole au titre de l'article 7, en y ajoutant trois exigences : que la discordance intra-dyade ne soit révélée à aucun participant, en aucune circonstance, y compris sur demande — l'Institut pourrait défaire des couples en les informant, et le Comité a tenu à ce que cette phrase figure au procès-verbal telle quelle ; que la question « pourquoi n'êtes-vous pas encore en couple ? » soit interdite sous toutes ses formes ; et qu'aucune définition ne soit présentée comme correcte à aucun moment des passations. La Pr Bonnefoy-Tissot était présente, a lu la section 2.4, et a déclaré que remplacer une variable de comptoir par une variable de mécanisme était « la deuxième chose la plus utile qu'un institut puisse faire, la première étant de publier le rien qui en résulte » ; le Comité a passé plusieurs minutes à décider si c'était un compliment, puis a voté que oui.

Consentement. Les 1 236 participants ont consenti à une étude « sur les mots de la vie relationnelle », formulation exacte et volontairement plate. Les 348 membres des dyades ont consenti séparément, chacun informé que l'autre participait et qu'aucun résultat croisé ne serait jamais communiqué. Au débriefing, plusieurs participants ont demandé quelle était la bonne définition ; l'Institut a répondu qu'il n'en avait pas, ce que certains ont pris pour de la modestie alors que c'était le résultat.

Contributions. K. Vandermeulen-Sow a construit la grille des sept composantes et formé les juges. S. Brizard-Yilmaz a conçu les vignettes de seuil et tient la vignette-déclaration pour la meilleure phrase de sa carrière, ce que l'Observatoire n'a pas les moyens de vérifier. R. Dos Santos-Wauthier a assemblé les trois cohortes et refuse depuis de choisir sa préférée. M. Quenon-Achterberg a conduit le terrain bruxellois et la variable famille. Le Conseiller Clinique a apporté l'observation-source — les deux dictionnaires en consultation — et l'encart de 4.3. Le correspondant de l'Institut a exigé que le falsificateur soit testé avant tout autre calcul, ce qui a été fait, et demandé ce qu'il adviendrait si « Le Flou » gagnait — il n'a pas gagné. Le Dr K. Osei-Mensah a conduit les modèles, vérifié deux fois que le pic du milieu n'était pas un artefact d'échantillonnage, trouvé les deux fois le même pic, et consigné au dossier que « les générations, au moins, ont la politesse de différer là où on les attend » — remarque que le Comité verse au dossier des choses qui l'inquiètent modérément. Mme É. Beaumont-Schiavetti a assuré la transcription des 1 236 définitions au titre d'une fonction qui n'est plus comptée, à sa demande, et versé au dossier une note sur les fiançailles par procuration de la Renaissance, « où l'on pouvait être marié depuis trois mois sans le savoir, le courrier étant ce qu'il était — la discordance intra-dyade a des lettres de noblesse ». Le Pr D. Parmentier a lu la section 3.5, demandé si « récession du mot » était bien de la maison, et, sur confirmation, autorisé l'impression.

Conflits d'intérêts. Les quatre auteurs déclarent des statuts relationnels qu'ils ont refusé de préciser au motif que c'était exactement le sujet de l'étude, ce que le Comité a admis en soupirant. L'Unité de Lexicographie Clinique déclare vivre de la définition des mots et avoir donc un intérêt structurel à ce qu'ils en aient encore.

Disponibilité des données. Les 1 236 définitions codées, les réponses aux vignettes et la grille de l'annexe A sont disponibles sur demande motivée. Les réponses des dyades ne sont disponibles pour personne, y compris les dyades — surtout les dyades.

Références

  1. Buecker, S., Mund, M., Chwastek, S., Sostmann, M. et Luhmann, M. (2021). Is loneliness in emerging adults increasing over time? A preregistered cross-temporal meta-analysis and systematic review. Psychological Bulletin, 147(8), 787-805.
  2. Cherlin, A. J. (2004). The deinstitutionalization of American marriage. Journal of Marriage and Family, 66(4), 848-861.
  3. Illouz, E. (2019). The End of Love: A Sociology of Negative Relations. Oxford University Press.
  4. Institut du Constat Fondamental (2026). La Délivrance. Cahiers de la Sortie Différée, 1(2). Étude n°70 du corpus.
  5. Institut du Constat Fondamental (2026). L'Anecdote. Étude n°65 du corpus.
  6. Knapp, M. L. (1978). Social Intercourse: From Greeting to Goodbye. Allyn and Bacon.
  7. Santelli, E. (2020). Faire couple aujourd'hui chez les jeunes : vers un renouvellement des conceptions de l'amour. Dans Faire couple, une entreprise incertaine. Érès, 163-191.
  8. Seresin, A. (2019). On heteropessimism. The New Inquiry, 9 octobre 2019.
  9. Sternberg, R. J. (1986). A triangular theory of love. Psychological Review, 93(2), 119-135.

Annexe A — La grille des sept composantes

Reproduite pour les juges, telle que l'Unité l'a écrite. Une composante est cotée présente si la définition la mentionne comme constitutive, pas comme décorative : « un couple, c'est deux personnes qui s'aiment et qui se le sont dit » cote sentiment ET déclaration ; « deux personnes qui s'aiment, et en général on finit par le dire » cote sentiment seul. Engagement/décision : la volonté de maintenir, le choix explicite de continuer. Accomplissement de soi : la relation comme lieu où l'on se réalise, grandit, devient. Déclaration/officialisation : le fait que le statut ait été énoncé, à l'autre ou à des tiers. Exclusivité : la restriction réciproque, quelle qu'en soit la forme convenue. Sentiment, cohabitation, durée : au sens ordinaire. Consigne de gris : en cas de doute entre présence et décoration, la composante n'est pas cotée ; une définition sans aucune composante cotable va en inclassable, et un inclassable est une donnée, pas un échec de codage. Interdit : les juges ne complètent jamais une définition « évidente » — on code ce qui est écrit, pas ce que tout le monde sait.

Annexe B — Trois entretiens

Quatre voix, sélectionnées parce qu'elles disent le mécanisme mieux que les moyennes. La quatrième — celle des Millennials — a été ajoutée après les autres, quand les auteurs se sont aperçus que la génération sur laquelle repose le résultat principal de l'étude était la seule à ne pas y figurer : un oubli qui ressemble tellement à son objet que l'Institut a préféré le signaler plutôt que le corriger en silence. Détails modifiés, séquences conservées.

Homme, 47 ans (GenX). Comment saviez-vous que vous étiez en couple ?

« Mais on ne se posait pas la question, c'est ça que vous ne mesurez pas. Dans les années 90, on allait au cinéma, on allait manger au Quick, on finissait la soirée avec un cocktail dans ce qu'on appellerait aujourd'hui un bar lounge, on avait son petit flirt — on était en couple ! Personne ne signait rien. C'était le programme qui vous mettait en couple, pas une annonce. Vous me demandez quand ça a commencé : je ne peux pas vous donner un jour. Je peux vous donner une période. C'est peut-être ça, la différence avec les jeunes : nous, on avait des périodes. Eux, ils veulent une date. »

Homme, 41 ans (Millennials). Et vous, il y a eu un moment ?

« 2011. Et ce n'était pas une conversation, c'était une notification. Elle avait mis à jour sa situation amoureuse — "en couple avec", et mon nom dedans. Sauf que le système ne publie pas tout seul : il demande à l'autre de confirmer. J'ai donc reçu une demande de validation. Vous mesurez ce que c'est ? Un formulaire. On me demandait de cocher que j'étais en couple. Je l'ai appelée : "c'est quoi, ta publication ?" Elle m'a dit : "ben, on est en couple, non ?" Et je lui ai répondu — je m'en souviens parce que ça me fait honte — j'ai répondu : "oui, enfin je crois." Je crois ! Je la voyais tous les jours. [rire] Je lui ai demandé trois fois si elle était sûre. Trois fois. Comme si je signais quelque chose d'irréversible, un truc qui allait rester dans un registre quelque part. Elle a dit oui les trois fois. J'ai validé. [question du clinicien : et ensuite ?] Ensuite ? Une demi-heure. Quatre cents réactions en une demi-heure. Je publiais beaucoup à l'époque, j'étais quelqu'un qu'on suivait — je n'ai jamais approché ce chiffre, avant ni après. Pour un mariage vous avez soixante personnes dans une salle et vous les avez invitées une par une. Là, en trente minutes, tout le monde était au courant et tout le monde a félicité. Je me rappelle avoir pensé, sur le moment : ce truc est plus fort qu'une mairie. »

Femme, 25 ans (GenZ, participante A). Vous êtes ensemble depuis huit mois ?

« On se voit, oui. On a des relations intimes, on ne voit personne d'autre — enfin moi je ne vois personne d'autre, et lui non plus, on en a parlé. Mais je lui ai bien dit qu'on n'est pas en couple ! [question du clinicien : qu'est-ce qui manque ?] Rien ne manque, c'est pas une question de manque. C'est juste que ça n'a pas été... posé. Si demain il me présente, ou si on se le dit, là d'accord. Là ce serait dit. Pour l'instant c'est très bien comme c'est, c'est juste pas ça. [silence] Je sais que de l'extérieur ça ressemble. Mais ressembler, c'est pas être. »

Femme, 26 ans (GenZ, participante B). Et vous, vous vous souvenez du moment ?

« À la seconde près. J'étais chez lui, ses parents sont arrivés plus tôt que prévu, et il m'a présentée en disant : "c'est ma copine." Il ne m'avait pas prévenue, il ne me l'avait même jamais dit à moi. Et c'est à ce moment-là que je me suis dit : ça y est, je suis en couple. Pas quand on s'est embrassés, pas quand j'ai laissé des affaires chez lui. Quand il l'a dit devant quelqu'un. [question du clinicien : et s'il vous l'avait dit à vous seule ?] Ça aurait compté. Mais devant ses parents... c'était plus vrai. Je ne sais pas comment l'expliquer mieux : dit à moi, c'était entre nous. Dit devant eux, ça existait. »

Note des auteurs sur le quatrième entretien

L'Institut en retient trois choses, et la troisième le dépasse.

La première est que ce témoignage documente le seuil déclaratif à l'état chimiquement pur. Deux personnes qui se voyaient tous les jours, exclusives, installées — et qui n'étaient pas encore en couple, de l'aveu même de l'un des deux, tant que la phrase n'avait pas été publiée. Le parcours était complet depuis des mois ; il ne déclarait rien. Et le témoin décrit très exactement l'expérience d'un acte administratif : un formulaire, une validation, un registre, une irréversibilité supposée. Il ne compare pas à la mairie par figure de style. Il compare parce que, de son point de vue, c'est la même opération.

La deuxième est que la plateforme exigeait la concordance. Elle posait séparément à chacun des deux membres la question exacte de la présente étude, et refusait de publier tant que les deux réponses ne coïncidaient pas. Autrement dit, elle a conduit à l'échelle de centaines de millions de dyades le protocole que le Comité s'est interdit de conduire sur cent soixante-quatorze — à ceci près qu'elle en révélait le résultat aux intéressés, et instantanément. Nul ne sait combien de demandes de validation n'ont jamais été confirmées. Ce nombre existe quelque part. Il n'a jamais été publié. Il constituerait, en toute rigueur, la plus vaste mesure de discordance intra-dyade jamais réalisée, et l'Institut avoue une curiosité qui ne l'honore pas entièrement.

La troisième est le chiffre du témoin : quatre cents réactions en une demi-heure, davantage que tout ce qu'il avait publié par ailleurs, à une époque où il publiait beaucoup. Il faut le dire simplement, parce que c'est contre-intuitif : l'annonce d'un couple mobilise en trente minutes une assemblée qu'un mariage met un an à convoquer et une journée à réunir. Le rite ne s'est pas affaibli en changeant de support — il s'est élargi, et accéléré. D'où une hypothèse que la présente étude n'était pas outillée pour tester, et qu'elle dépose donc telle quelle, à l'usage de qui voudra. Les Millennials n'ont pas manqué de cérémonie : ils ont reçu la cérémonie avant la règle. L'outil de déclaration leur est arrivé au milieu de leur vingtaine, entièrement équipé — formulaire, validation, témoins, félicitations en masse — dans une définition du couple qui, elle, fonctionnait encore au parcours. Ils ont eu le rite d'un système et le dictionnaire de l'autre. C'est peut-être là, et non dans un quelconque égarement générationnel, que se loge le pic du milieu.